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FCO et MHE : quelle stratégie vaccinale adopter en 2026 ?

GDS France recommande de vacciner en priorité le cheptel reproducteur, y compris les mâles, puis le reste du troupeau.

Le vaccin, les catégories d’animaux et le timing, doivent se décider selon l’historique sanitaire du troupeau, la zone géographique de l’exploitation et les possibilités de l’éleveur.

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FCO 8, FCO 3, MHE… Dans le meilleur des cas, il faut vacciner l’entièreté de son cheptel bovin contre toutes ces maladies. Mais si des contraintes financières ou logistiques empêchent de suivre ces recommandations à la lettre, Emmanuel Garin, vétérinaire à la fédération nationale des groupements de défense sanitaire (GDS France), évoque la possibilité de prioriser selon la situation de l’élevage, si elle est connue, et après échange avec son vétérinaire. « Il vaut mieux privilégier les virus que l’on n’a pas eus, sous réserve que ceux qui nous ont déjà touchés l’aient fait suffisamment ». L’expert entend par-là qu’une immunité suffisante peut être induite par ces maladies, à condition qu’au moins 75 à 80 % du troupeau ait été touché. « Mais dans de nombreux cas, pour en être sûr, il faut réaliser des analyses et le coût de la vaccination sera toujours plus abordable. Surtout si après les résultats d’analyse, on s’aperçoit qu’il faut vacciner.

Prioriser FCO sur MHE

S’il faut prioriser, les sérotypes 3 et 8 de la FCO sont à préférer à la MHE, qui n’a déclaré que 5 foyers en 2025 en France. « La biologie nous apprend à rester humbles, constate Emmanuel Garin. De nombreux paramètres comme les espèces de culicoïdes ou la température entraînent des évolutions que personne ne peut anticiper, et la MHE en fait partie ». C’est pourquoi le vétérinaire recommande tout de même de rester prudent par la vaccination MHE, même si celle-ci est moins prioritaire. Le sérotype 1 de la FCO ne doit également pas être négligé dans les départements frontaliers de l’Espagne.

Au sein du troupeau, le cheptel reproducteur est prioritaire, y compris les mâles, et, s’il faut prioriser, la vaccination du reste des animaux peut être secondaire. « Dans l’idéal, il faudrait vacciner le plus tard possible avant la mise à l’herbe, soit 6 semaines en amont pour faire les rappels. Si possible, c’est toujours mieux d’espacer les différents vaccins ». Une vaccination tardive au moment d’une contamination restera « utile dans tous les cas, mais le but est d’anticiper, car il faut assumer le risque d’avoir de la casse en attendant ».

Emmanuel Garin insiste sur le rôle clé de la vaccination, sans oublier « d’autres éléments à prendre en compte, comme la surveillance des animaux matin et soir, et la réactivité pour les soigner s’ils sont malades ».

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